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mercredi 5 août 2015

Lingua latina



Notre société, aujourd’hui portée par une recherche effrénée de compétitivité, voit de plus en plus disparaître de la sphère publique les langues anciennes. Pourtant, le grec comme le latin sont les langues qui furent parlées par nos ancêtres, les racines de notre civilisation. C’est également vrai concernant la liturgie. Si le grec fut la première langue liturgique - la prière du Kyrie eleison en témoigne-, le latin s’est rapidement installé dans la liturgie latine. Et, pour répondre d’avance aux objections les plus fréquentes, ce n’était pas pour tenir les fidèles dans l’ignorance… L’une des raisons est donnée par Pie XI : 
« L’Église, qui groupe en son sein toutes les nations, qui est destinée à vivre jusqu’à la consommation des siècles… a besoin de par sa nature même d’une langue universelle, définitivement fixée, qui ne soit pas une langue vulgaire. [1] »
C’est donc une nécessité pour l’Eglise que d’employer le latin afin de transmettre le même discours, la même doctrine, et la même liturgie d’un bout à l’autre de la planète. Que l’on aille à la messe à Paris ou à New York, à Bamako ou à Manille, la messe était la même, la prière identique. Nous trouvons également un éloge appuyé de Jean XXIII :
« Au milieu de cette variété de langues, il y en a une qui surpasse les autres, celle qui, née dans le Latium, est devenue ensuite un admirable instrument pour la diffusion du christianisme en Occident. Ce n’est pas sans une disposition de la providence divine que cette langue, qui pendant de nombreux siècles avait réuni une vaste fédération de peuples sous l’autorité de l’Empire romain, est devenue la langue propre du Siège apostolique, et que, transmise à la postérité, elle a constitué un étroit lien d’unité entre les peuples chrétiens d’Europe. [2] »
Le latin a servi la diffusion de la religion et a eu une vertu particulière, celle d’unir les peuples européens. Le pape Pie XI le qualifiait de « splendide vêtement de la doctrine céleste et des saintes lois », tout en insistant sur ses qualités : « il a un style concis, varié, harmonieux, plein de majesté et de dignité, qui incite d’une façon inimitable à la précision et à la gravité». 

Ces nombreuses qualités, alliées à la noblesse caractéristiques de la langue latine, ont contribué à faire de la liturgie catholique un monument époustouflant de solennité et de sacré. Qui, aujourd’hui, ne trouve pas le caractère de « mystère » de la messe renforcé par l’usage de la langue latine ? Quidquid latine dictum sit, altum videtur… Sans oublier le caractère traditionnel du latin, qui est la langue dans laquelle nos pères ont prié, cette langue qui a transmis la foi catholique jusqu’à nous :
          «Il serait superficiel de notre part de croire qu'il ne s'agit là que d'une tendance ésotérique, bizarre, désuète, vieux jeu ou médiévale. Ce      serait ignorer une composante subtile de la psychologie humaine. Dans les questions religieuses, les personnes tendent à conserver ce qu'elles ont reçu depuis les origines, la manière dont leurs prédécesseurs ont formulé leur religion et prié. Les paroles et les formules utilisées par les premières générations sont chères à ceux qui en ont hérité aujourd’hui. [3]»
Nous avons là une raison particulièrement touchante pour un peuple aux valeurs traditionnelles comme le notre. La Corse fait partie de ces pays où la transmission intergénérationnelle a été le mieux sauvegardée, en raison de son attachement viscéral aux traditions, et de son profond respect des anciens. 
A cela peut s’ajouter la naturelle proximité entre la langue corse et le latin : le proximité géographique évidente au sein de l’empire, et les longs siècles d’occupation romaine n’y sont pas étrangers. Aujourd’hui, le Corse est l’une des langues les plus proches de l’idiome impérial.
Le latin sert donc, de manière définitive, d’instrument de communication universel, immuable, d’un précision jamais altérée pour tous les chrétiens du monde. Il sert de pont entre l’hier et le demain, et transmet les vérités de la foi de manière précise et exacte. Il s’agit aujourd’hui de ne pas laisser ce patrimoine commun aux peuple européens tomber en désuétude, que ce soit dans le domaine liturgique, ou même, concernant l’ordre séculier, dans l’enseignement au collège et au lycée…

À suivre….

[1] Pie XI, Epist. Ap. Officiorum omnium, 1 Aug. 1922 : A.A.S. 14 (1922) 452.
[2] Jean XIII, constit. apostoloique Veterum sapientia
[3] Discours du Cardinal Francis ARINZE à la conférence liturgique de Gateway





vendredi 27 mars 2015

Madunuccia , San Ghjisè, Corsica Cristiana


Plus encore que les années précédentes, les Corses se sont mobilisés  en masse pour la Madunuccia à Aiacciu et la San Ghjiseppu à Bastia , respectivement fêtés les 18 et 19 mars. Les deux évènements étaient cette année marqués par la présence de Mgr Mamberti,   élevé au Cardinalat le 14 février dernier par le Souverain pontife. Mais également par la remise à l'honneur par le nouveau maire d'Aiacciu, Mr Marcangeli du "Serment des Magnifiques Anciens". En 1656, ceux-ci décidaient de consacrer la ville à la Madone de la Miséricorde, laquelle serait fêtée chaque 18 mars afin de lui rendre grâce d'avoir conjuré le fléau de la peste qui menaçait alors la cité.


La tradition du serment des Magnifiques Anciens avait été interrompue par l'ancienne municipalité de gauche conduite par Mr Renucci. Son rétablissement a suscité les hululements du Parti Communiste Français, qui par la voix de Mr Paul-Antoine Luciani, dénonça "des superstitions qui minent les acquis républicains".Les élus de gauche au conseil municipal ont voté contre le retour de cette tradition culturelle et religieuse au nom de " la défense de la laîcité " telle que définie par les cercles du pouvoir parisien, c 'est-à-dire vouée à l'extirpation de tous les "déterminismes" culturels et religieux. Mr Renucci et son équipe s'étaient montrés moins sourcilleux lorsqu'en août 2012, ils reçurent en grande pompe à l'Hotêl de Ville, l'ambassadeur du  Qatar en France, Mr Mohamed Jaham Al Kuwari . L'émirat wahabite était alors pleinement engagé dans le soutien financier et logistique des groupes jihadistes en Libye puis en Syrie.
Il semble donc bien que la gauche française hiérarchise ses ennemis et que le Catholicisme demeure la cible prioritaire de son activisme laïcard.

Une réponse claire et sans appel fut donnée aux jérémiades communistes par les milliers d'ajacciens venus participer à la messe solennelle et à la procession qui s'ensuivit, marchant unis et recueillis derrière leurs confréries, leurs prêtres, leur évêque et leur cardinal. A Aiacciu comme à Bastia , le peuple Corse a une fois de plus affirmé haut et fort sa catholicité, son attachement à sa culture et ses traditions, et par le biais de Son Eminence le cardinal Mamberti, le lien indéfectible qui unit notre pays à Rome.

Le Serment des Magnifiques Anciens d'Aiacciu :

Au nom du seigneur, les Magnifiques Anciens de la communauté d'Ajaccio ont solennellement accepté et acceptent la Très Sainte Vierge Marie de la Miséricorde pour protectrice, Patronne et Avocate de cette cité, pour toutes les circonstances, besoins et nécessités spirituels et temporels de la ville et plus particulièrement pour les circonstances malheureuses de l'épidémie qui surgissent journellement avec violence dans la ville de Gêne et qui pour nous sont imminentes car nous sommes désormais entourés de toutes parts, et espérons être défendus et protégés en toute circonstances par la Bienheureuse Vierge Marie.   

Contre sa protection, les Magnifiques Anciens jurent par vœu solennel au nom de la susdite communauté et population d'Ajaccio de fêter et d'observer comme fête solennelle le jour du 18 mars chaque année de façon perpétuelle.   
Les Magnifiques Anciens et tout le peuple prient la Très Sainte Viège Marie de bien vouloir se souvenir de cette promesse et d'intercéder auprès de Son Très Saint Fils pour que Sa Très Sainte Miséricorde pardonne les péchés de tout le peuple et de la ville et les libère de l'épidémie et de toute pestilence, qu'il les protège et les défende maintenant et pour toujours de ce fléau et de tout autre mal.




Amen

lundi 23 février 2015

Les Croisades : Mythes et réalités




 La conférence organisée ce 21 février  par CRISTIANI CORSI avait pour thème : "Les Croisades, mythes et réalités" . Pendant plus d'une heure trente, le président du mouvement a développé un argumentaire précis et documenté autour de l'origine du phénomène des Croisades, de leur signification profonde et les falsifications de l'historiographie moderne et officielle auxquelles il a donné lieu.
 
L'exposé fut introduit par une citation de Saint Bernard de Clairvaux : "Le monde tremble et s'agite parce que le roi du Ciel a perdu sa terre, la terre où jadis ses pieds se sont posés ! Les ennemis de la Croix se disposent à profaner les lieux consacrés par le sang du Christ ; ils lèvent les mains vers la montagne de Sion, et si le Seigneur ne veille, le jour est proche où ils se précipiteront sur la cité du Dieu vivant !"

La Croisade est directement issue de la tradition spécifiquement catholique romaine du Pèlerinage. La "peregrinatio" s'effectuait suite à un vœu, remplissait de vertus, rachetait crimes et fautes. Les trois grands pèlerinages sont Rome, Saint Jacques de Compostelle et Jérusalem.
 
La Croisade ( le terme n'apparaitra que bien plus tard, au XVe siècle ) est un pèlerinage armé conséquence des multiples exactions commises contre les pèlerins par les turcs seldjoukides, un peuple originaire d'Asie converti à l'Islam au Xe Siècle. L'appel du pape Urbain II  à un engagement armé pour libérer les lieux Saints et protéger les pèlerins s’inscrit dans le cadre de la réforme grégorienne ( centralisation de l'Eglise, construction d'hospices et hopitaux, protection des pauvres et limitation des guerres ).
La Croisade ( pélérinage armé ) doit être définie par son but spirituel, vertical, traditionnel. Elle n'est ni une guerre marchande, ni une guerre d'expansion, ni une forme de colonialisme, ni une entreprise de simple géoplolitique, ni même une aventure. Elle fut le fait de pauvres et de seigneurs, puis de monarques  venant de l'Europe entière.
A cette occasion fut définie par Saint Bernard de Clairvaux, docteur de l'Eglise , les conditions de la guerre Sainte que porteront les ordres religieux militaires.
La guerre juste, définie par Saint Augustin, est un mal nécessaire, une guerre par obligation.
La guerre sainte est le fait d'Ordres monastiques combattants ( Templiers, Hospitaliers, Teutoniques etc..), soumis à une Règle.
 
L'historiographie moderne a sciemment falsifié, pour des raisons idéologiques, le récit et le sens donné aux pélérinages armés. Le terme Croisade a été abusivement étendu à des épisodes historiques disctincts ("croisades des albigeois","croisades hussites" etc), et des péripéties diverses (massacres,exactions), afin de donner au tout une interprétation erronée, matérialiste, liée aux modes de pensée dominants actuels. La société moderne, qui est celle de l'inversion des fins et des moyens, conduit à cette interprétation biaisée : le travail ou la sexualité sont vus comme des fins en soi.  Or pour le monde Traditionnel LA GUERRE SAINTE EST UN MOYEN ET LA CROISADE (PÈLERINAGE VISANT A DELIVRER LE SAINT SEPULCRE) LA FIN.
 
Cette interprétation subvertie de la Croisade est celle qui prévaut dans l'enseignement officiel en France. Il convient donc de restaurer et défendre la véritable signification de cette grande page de l'histoire de la Chrétienté. Pour ceux y ont participé, leur volonté était de vivre leur foi. Le Christ est mort pour eux, ils voulaient mourir pour lui, sauver leurs âmes et réparer ce que Saint Bernard de Clairvaux allait appeler "une seconde crucifixion ".
 
Plutôt que de sombrer dans l'autocritique flagellante imposée par un Système qui a tout intérêt à ce que l'Occident sombre, il serait bien plus profitable d’honorer la mémoire de ces gens qui ont tout laissé pour partir à des milliers de kilomètres de chez eux pour "l' Amour de Dieu ".
 
La conférence fut suivie par des échanges et débats passionnés dans l'assistance autour des thème évoqués dans leur dimension historique mais aussi dans le contexte du monde actuel.
Cette soirée fut une réussite, tant pour le nombre que par la qualité des participants et le mouvement CRISTIANI CORSI entend multiplier ce type d'initiatives destinées à développer une dynamique Traditionnaliste en Corse.
 
 

vendredi 13 février 2015

Nouvelle conférence Historique : Les croisades, mythes et réalités !

Cristiani Corsi vous invite à sa nouvelle conférence Historique : Les croisades, mythes et réalités !


A l'heure où les manipulations historiques officielles vont bon train, Cristiani Corsi vous invite pour sa nouvelle conférence sur une grande période de notre Histoire : les croisades. S’appuyant sur les faits historiques, y seront démontés les mythes et les falsifications historiques véhiculés par les tenants de la pensée unique. S'en suivra un débat autour de ces questions.

Conférence LES CROISADES : Mythes et Réalités, Samedi 21 Février, 19h30 à Bastia. 
Possibilité de manger sur place.
Contacts et renseignements :
-06 48 31 59 21
-cristianicorsi@gmail.com

mardi 13 janvier 2015

CHARLIE,TRACT ISLAMOPHOBE A BASTIA: CQFD


   Jeudi 8 janvier se déroulait à Bastia une manifestation de soutien aux victimes des attentats islamistes contre le journal Charlie Hebdo, sous une pluie de slogans "Je suis Charlie" etc...Cette manifestation faisait partie du vaste processus de récupération politico-médiatique, dont font régulièrement l'objet ces évènements, visant à mobiliser l'opinion publique dans tout l'Hexagone. Mobilisation autour de slogans et de valeurs aussi abstraites que dérisoires si l'on considère avec un minimum de sérieux la situation de chaudron ethnique et confessionnel de l'Europe chrétienne. Mobilisation, donc, autour de valeurs abstraites telles que la liberté (de qui et de quoi?), d'expression(idem), la tolérance (n'est-ce pas là la cause ?), et la démocratie (celle qui s'exporte à coup de bombes dans le monde entier et engendre le massacre de centaines de milliers de chrétiens, et d'autres). Il fallait détourner l'opinion publique du délabrement spirituel, politique, économique et social qui est celui de toutes les sociétés européennes, et les évènements de mercredi dernier ont donc constitué une aubaine à ne pas laisser passer. Ce qui devait constituer l'occasion pour chacun, individuellement et au sein de sa communauté authentique, de considérer à quel point notre délitement précipite notre chute, fut savamment détourné, amplifié à grand coup de marketing bobo pour devenir la Grand Messe de la laicité. Et en Corse aussi, notre communauté historique principalement, de céder aux injonctions jacobines et républicaines. Partout les memes slogans, les memes pancartes, le meme aveuglement découlant des perfusions cathodiques à répétition, donnant envie "d'en etre", et de faire partie du centre du "monde libre". Et surtout, pas d'amalgames....




                      C'est tout simplement le suicide collectif qui est ici délibérément proné.


Nous, Cristiani Corsi, prions pour les milliers de victimes de l'Etat Islamique, les chrétiens d'Orient, les victimes des groupuscules salafistes armés par ceux qui ont appelé aux rassemblements ces derniers jours, nous prions pour les 16 communautés ravagées dans la meme période que "Charlie" par Boko Haram au Nigeria, et pour bien d'autres. En tant que catholiques, nous nous sommes maintes fois sentis agressés par plusieurs dessins de Charlie Hebdo, par les agressions des FEMEN envers des lieux de culte chrétiens, mais n'avons appelé personne à agir violement. Nous avons néanmoins une pensée, de la pitié, de la compassion pour les victimes des attentats à Paris, mais nous ne sommes pas Charlie.
 Nous ne sommes pas Charlie, parce que nous sommes antagonistes des valeurs républicaines que les rassemblements de ces derniers jours portent en eux. Nous ne sommes pas pour la laicité, nous pensons que les millions de migrants arrivant chaque années de toutes origines et de toutes confessions posent un problème identitaire et religieux alors que nos propres principes et valeurs, tant spirituels que matériels, sont anéantis par le libéralisme le plus sauvage, et le gauchisme le plus hostile aux communautés organiques et aux valeurs traditionnelles. Nous ne sommes pas Charlie, parce qu'il ne faut pas faire d'amalgames meme si la violence est encrée dans la culture corse selon un ministre authentiquement républicain et laiciste, nous ne sommes pas Charlie, parce que nous constatons moins compacte notre capacité, à nous corses, de nous mobiliser et manifester notre soutien quand c'est à nous qu'on touche: propos corsophobes, christianophobes, agressions sur les notres et insécurité, banderole de samedi à Furiani, etc, etc....
Pour toutes ces raisons, et bien d'autres, comme l'hypocrisie, le discours dominant héxagonal repris uniformément par les médias insulaires, et certains artistes locaux. Parce que la "liberté d'expression" est tout simplement introuvable dans ce paysage, tant l'unanimité de tout ceci nous semble conforme à ce que la propagande officielle républicaine attend de tous ses organes, pour des nécéssités, principalement de visibilité médiatique, de subventionnement, ou par pur conformisme d'une société ouverte sans transcendance. Parce que certains apôtres de la non-violence ont le courage de donner des leçons à notre jeunesse à l'école, mais n'iront pas questionner le comportement communautaire de certains autres élèves issus de l'immigration quant à leur comportement ces derniers jours qui semble manifester leur adhésion aux actes terroristes contre l'Occident. Parce que tout le cirque de l'idéologie dominante y saisit l'occasion de raffermir son discours de mise en garde envers notre communauté contre toute revendication identitaire, et que notre communauté, dans les signes d'obéissance qu'elle donne, hormis une portion infime de notre jeunesse qui elle reste consciente, ne semble pas prendre toute la mesure de l'importance que constitue pour la Corse la reprise en main de notre propre narration spirituelle, idéologique et culturelle, NOUS NE SOMMES PAS CHARLIE !!!






                               Stratégies de la tension et valeurs républicaines: meme combat.




  Cependant, il est amusant de voir que les memes officines chargées de contenir l'opinion publique dans un discours, nous l'avons dit, abstrait et faussement fédérateur, s'amusent au jeu de la propagande noire. En effet, c'est dans la nuit du 8 au 9 janvier 2015 qu'à Bastia ont été distribués des tracts islamophobes au nom d'un mystérieux collectif se désignant sous l'appellation "Résistance Républicaine". Nous appelons notre communauté à etre plus que méfiante quant à ce type de procédé. En fait de poser concrètement le débat, ces revendications ne font que raffermir le discours dominant, en lui donnant l'occasion de s'exprimer sur ces sujets, et de resservir à forte dose la propagande républicaine multiculturaliste et laiciste de tolérance, et d'anti-racisme institutionnel. Certes, le problème de la visibilité de plus en plus prosélyte et agressive de l'Islam ne trouve sa sources que dans nos propres abandons religieux, communautaires et traditionnels. C'est dans cette optique, celle de la reprise en main de notre propre discours, mais aussi de nos propres appartenances religieuses et civilisationnelles, que ce qui semble constituer une "invasion", sera endigué, et non par la diffusion et la propagande de la pure hostilité primaire, hostilité qui, si elle devait se manifester en faveur de la défense des valeurs laiques, serait d'autant plus préjudiciable. Appel à la haine, enfin, qui ne saurait etre digne des valeurs chrétiennes, de charité, de patriotisme, et de dévouement à sa propre communauté en priorité, et à son prochain dans la mesure du possible et du tolérable.
  C'est donc à la mise en garde qu'appellent I CRISTIANI CORSI, mais aussi à la réflexion, et à la tenue de discours sensés, objectifs, francs, virils, et sans concessions pour les questions d'intégrité quant à notre communauté historique: Il y a bel et bien un problème d'immigration, de revendication islamiste, d'étouffement de notre propre identité, mais ces questions ne sauraient se résoudre par des solutions dont la source et l'opportunité proviendraient de l'émotion, du manque de réfléxion et de concertation, faisant par là meme le jeu de nos ennemis.




Exemple ici d'une jeunesse qui ne se laisse pas manipuler. Notre soutien est total !!!




Nous évoquions le problème du double traitement de l'identité selon de quelle identité il est question, mais dans les milieux scolaires, en illustrant les responsabilités des apôtres de la tolérance, surtout lorsqu'il s'agit des "autres":
http://cristianicorsi.blogspot.fr/2015/01/le-terrorisme-lidentite-et-leducation.html

Aucun chrétien ne peut s’appuyer sur un texte religieux prônant la violence, car il n’y en a pas. C’est le contraire dans l’islam.


I CRISTIANI CORSI.



lundi 10 novembre 2014

L'Apôtre, le film qui parle de la conversion au Christ d'un musulman


A travers le paysage audiovisuel du système, l'Apôtre, film de la jeune réalisatrice catholique Cheyenne Carron, fait office d'OVNI.

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mardi 14 octobre 2014

ROME ET LA CORSE : UN LIEN ETERNEL


 

L'associu I CRISTIANI CORSI tient à s'associer et à apporter son soutien à la démarche de la confrérie Sant’Antone abbate sotto l’invocazione della Santa Croce  de Speloncato et du collectif GUARDIA CORSA PAPALE , dans leur entreprise de renouer les liens religieux et historiques entre Rome et la Corse, ancienne terre vaticane.

C'est pourquoi nous diffusons leur communiqué sur les dates et échanges prévus entre intervenants corses et romains d'ici la fin du mois d'octobre:





L’île de Corse, située à l’ouest de Rome, a toujours entretenu des liens étroits avec l’Urbs. Dès le VIIIème siècle, les Corses formèrent à Rome une forte communauté. Leur nombre et leur importance permirent qu’une église, une basilique, leur soit attribuée dans l’ancien quartier du Trastevere, San Crisogono.
Aujourd’hui encore, on retrouve à San Crisogono les plaques mortuaires et les sépultures de ces Corses qui occupèrent une place souvent prestigieuse dans la cité éternelle. En effet, durant des siècles ils constituèrent la gendarmerie (gens d’armes) des États pontificaux dont ils gardaient les frontières, et ils assuraient la Police de Rome. Ils constituaient la Garde papale. Les Corses accédèrent à de hautes responsabilités, particulièrement au sein de l’Eglise, comme Domenico Savelli de Speloncato (15 septembre 1792 - 30 août 1864) fait cardinal lors du consistoire du 7 mars 1853 par le pape Pie IX. Il fut surtout un haut fonctionnaire dans un moment très difficile, le pape ayant été chassé de Rome, vice-camerlingue (chargé de l’intérim entre deux papes), gouverneur de Rome, responsable des finances du Vatican, ministre de la Police et ministre de l'Intérieur des États pontificaux.

Bien des lieux et des évènements rappellent encore le rôle joué à Rome par les Corses. Ainsi, tous les ans au mois de juillet, la statue de la Madonna fiumarola remonte le fleuve romain sur une barque et une imposante procession l’accompagne sur les berges du Tibre dans une atmosphère de liesse et de ferveur. Les Romains se souviennent que cette cérémonie commémore la découverte en 1543 par des pêcheurs Corse, au large d’Ostie, d’une caisse contenant la statue d’une magnifique Vierge. Les pêcheurs la ramenèrent par le Tibre jusqu’à Santa Agata, église attenante à San Crisogono et siège de l’Archiconfraternita del Santissimi Sacramento e Maria Santissima del Carmine in Trastevere, à qui elle fut confiée.

Le dimanche 26 octobre, à partir de 16 h, une délégation de cette confrérie romaine viendra en visite à Speloncato. Un office à la Casazza Santa Catalina, et une messe en l’église San Michele, Collégiale Santa Maria Assumpta de Speloncato, seront célébrés. Les confrères seront reçus ensuite par le maire de la commune, Jean-Francois Poli, et le prieur de la Confrérie Sant’Antone abbate sotto l’invocazione della Santa Croce, Guillaume Savelli.

La Confrérie Sant’Antone abbate sotto l’invocazione della Santa Croce de Speloncato est en effet liée depuis 2013 à son homologue de la Terra Ferma. Elle a déjà été invitée et reçue par son « governatore » en leur siège à Rome. Elle était représentée par l’un de ses membres Raphaël Quilici, cancelieru de la Confrérie et également trésorier de l’Associu Guardia Corsa Papale présidée par Yves Pasquali.
L’Associu Guardia Corsa Papale, qui œuvre à la renaissance des liens entre Rome et la Corse, en particulier à travers le souvenir de la longue présence de le Garde corse dans la ville éternelle, a pris l’initiative de renouer avec cette fête romaine qui fait toujours honneur aux Corses, et de renouveler ainsi la présence corse dans le Trastevere. La procession de la Madonna del Fiume de juillet 2015 pourrait permettre la participation de l’ensemble de la communauté corse : une réunion de préparation aura lieu à 15 h au couvent de Cervione le samedi 25 octobre prochain.



lundi 22 septembre 2014

LA RESISTANCE CATHOLIQUE CONTRE LE PURITANISME DE GAUCHE








    Sans pour autant avoir réussi à faire retirer les œuvres de Serrano au musée Fesch, la résistance minoritaire autour du collectif  PISS-CHRIST FORA aura confirmé sa détermination, et sa légitimité.
   C'était donc la troisième fois que le collectif se réunissait Place des Palmiers à Ajaccio, samedi 20 septembre. Pour ce dernier rendez-vous, les organisateurs du collectif ont organisé une procession, des prières et des chants en réparation. Ignorant les accusations d'extrémisme, chantage courant de la part des propagandistes libéraux-libertaires, mais efficace à en juger les soutiens en off et la faible présence physique des corses, la mobilisation a tout de meme confirmé son caractère de résistance à ce qu'il est convenu de désigner comme une énième méthode de désanctuarisation de la Corse. La diversité sociale qu'on a pu y constater suffit tout de meme à contredire l'idée de "milices paramilitaires", et confirme la volonté des insulaires de faire connaître leur désapprobation quant aux diverses formes prises par cette alliance malsaine des forces d'argent et du gauchisme sociétal qui ici comme ailleurs, se servent du faux-nez nommé "culture" pour coloniser les esprits en plus des territoires et des ressources. Ce sont là les véritables ennemis de toutes les identités, forces niveleuses des masses, qui cachent derrière leurs faux anticonformismes la vraie standardisation des consciences.
    Il faut donc considérer la tradition catholique, dans son contenu doctrinal,
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jeudi 11 septembre 2014

SERRANO GO HOME, CECCALDI WELCOME !


   Notre engagement, bien que n'étant pas dévolu à la légèreté, ne nous empeche cependant pas de nous exprimer sur ce qui se passe en Corse de bien, de beau, et ce sur des sujets qui ne font cependant pas partie de nos thèmes généraux.












     Ayant été les premiers "publicitaires" des œuvres d'Andres Serrano, à nos corps défendant, nous n'attendrons pas ses remerciements pour apprécier les œuvres d'une autre artiste, celles-ci beaucoup plus délectables.
    C'est en effet dans le quotidien unique que nous apprenons qu'a lieu depuis le 1er septembre, l'exposition "BACK TO THE KODACK", de Caudia Braillard-Ceccaldi. D'instants de farniente volés sur la plage à Rio, aux saveurs de Dolce Vita des rues milanaises, c'est toute l'authenticité de l'etre humain que l'artiste nous dévoile. On peut y voire que la beauté se trouve dans de purs instants de la vie quotidienne, pour peu de prendre le temps de les savourer. C'est un art de vivre et un sens du beau tout en pureté, brut et simple, qui ressort des clichés de la jeune photographe. Ici, en lieu et place de l'urine et du religieux profané, tout n'est qu'ordre et beauté, luxe calme et volupté, dirait Baudelaire. D'ailleurs, en admirant les œuvres de la jeune insulaire, on peut penser à la définition que fit du beau l'auteur des Fleurs du Mal: quelque chose d'éternel et quelque chose de transitoire, d'absolu et de particulier. C'est ce qu'on ressent à la vue de l'exposition "Back to the Kodack", des moments éphémères, presque insignifiants de la vie, qui font appel à une profonde sensibilité intérieure, enracinée. Si le Freddo n'avait jamais pris Roberta dans son Alfa Romeo rouge dans Romanzo Criminale (le film), Claudia Braillard-Ceccaldi aurait cherché la scène dans une rue italienne.

Exposition "Back to the Kodack" de Claudia Braillard-Ceccaldi, salle du corps de garde, à Bonifacio jusqu'au 15 septembre.

PS: détail anodin, mais l'artiste aussi est moins déplaisante à voire qu'Andres Serrano....


I CRISTIANI CORSI.

vendredi 29 août 2014

DE LA LIBERTÉ D'EXPRESSION À LA LIBERTÉ D'EXCEPTION





 
       Il n'a pas fallu attendre bien longtemps après la manifestation du Mardi 26 Aout à Aiacciu contre l'exposition des oeuvres d'Andres Serrano au musée Fesch, pour se délecter des réactions de ce que l'on peut nommer sans exagérer la nouvelle inquisition. Rappelons qu'au milieu des oeuvres faussement provocatrices, l'une d'elle donne des raisons aux catholiques de se sentir agressés, il s'agit du célèbre PISS-CHRIST, qui montre un crucifix plongé dans de l'urine.



   PISS-CHRIST, oeuvre clairement christianophobe et humiliante, donc, mais sensée satisfaire toute personne éprise de culture vivant en Corse. Il est vrai que la Corse, malgré son hymne qui n'est autre qu'un chant à la Vierge, malgré sa consécration à Marie par Pascal Paoli à la Cunsulta, malgré la ferveur qui accompagne chaque célébration dans chaque village de l'ile, et l'engouement croissant pour les confréries, doit se satisfaire de recevoir cette exposition sur son sol, vilaine terre enclavée, renfermée et rustre qu'elle est.... Et puis, on voit dans PISS-CHRIST un crucifix comme on y aurait vu un coran ou une étoile de David, plongés dans de l'urine, rien d'humiliant, en effet.....

    C'était donc LA priorité. Depuis le Riacquistu, les hommes et femmes qui se sont battus pour que les générations à venir puissent choisir de parler leur langue, de la chanter, de connaitre leur histoire et leur culture ont tout faux. Idem pour les confréries, qui au lieu de faire renaitre célébrations et chant liturgiques traditionnels, feraient mieux d'organiser des banquets sodomites dans les sacristies....

     Et puis vu que plusieurs de nos associations culturelles qui diffusent notre culture et nos traditions sont volontairement exécutées lorsqu'on leur refuse l'allocation des ressources nécessaires, quoi de mieux qu'un établissement financé entre autres par les dotations publiques pour recevoir des oeuvres à nous faire faire un tel bond civilisationnel !
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mardi 17 juin 2014

Piss Christ, ou les "arts" à l'honneur à Ajaccio

     Il fut un temps ou les représentations artistiques étaient porteuses d'unité. Elles sont nées, en Occident du moins, comme toutes les grandes réalisations, avec l'objectif de représenter une époque, une civilisation, son message, son idéal moral et esthétique de grandeur, sans pour autant renier ce qu'il pouvait comporter de souffrances au travers de fresques, chants, musiques, tragédies, etc... C'est que pendant longtemps, l'expression artistique était indissociable du sacré, et de la "civitas", la Cité, bref l'Etat et la religion qui étaient entremelés.
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dimanche 18 mai 2014

Pas de Cristeros en Corse ?



    Cristeros, ou "For greater glory", est un film sorti en 2012 au Mexique, au Chili et aux Etats-Unis. Il retrace l'épopée de la Cristiada, ce soulèvement populaire qui eut lieu au Mexique de 1926 à 1929 contre le gouvernement profondément anti-catholique de l'époque. Réduite à ses début au niveau local, la révolte des paysans contre l'interdiction du culte catholique s'étendra au pays tout entier, et en 1927 la Ligue déclarera le soulèvement général au cri de "Viva Cristo Rey!" et comptera jusqu'à 50 000 combattants. Partant de dispositions législatives visant à réduire l'influence de l'Eglise au Mexique, le gouvernement en place dès 1924 s'engage dans une violente campagne de "laïcisation" du pays, allant jusqu'à promulguer des lois absurdes, par exemple:

le port de l'habit clérical peut être puni d'une amende de 500 pesos, les prêtres perdent leur droit de vote, et se voient interdire tout commentaire sur les affaires publiques dans les organes de presse. (Bientot l'Europe de 2014??)







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jeudi 8 mai 2014

Pour une Révolution Conservatrice Européenne et Catholique


     L'ère post-moderne nous porte souvent, nous tous, à multiplier les constats pessimistes quant aux nombreuses dégradations dont sont victimes nos sociétés occidentales. Dégradations spirituelles, intellectuelles, morales, politiques, sociales ou économiques. Ces constats, à nôtre époque ne sont pourtant pas nouveaux, ils ont commencé à faire surface il y a un siècle, avec la boucherie de 14-18 et la révolution russe de 1917. Bien que sous des formes différentes, ils pointaient du doigt l'anéantissement des grandes tendances qui avaient animé l'Europe avec plus ou moins d'hégémonie jusqu'à la Révolution française, qui au-delà des limites politiques de la France, fut la victoire des principes libéraux et subversifs sur les grandes traditions de l'Occident Chrétien. C'est sous  ce nom de "Révolution Conservatrice" que ces courants se rangèrent, formidable mouvement métapolitique qui atteindra les idées, la culture et les esprits du temps. Bien que grandement pourvu de courants hostiles  au christianisme, cette aventure idéologique contient son volet Catholique et Romain.

     Expert et prolongateur contemporain de ce courant qui réveille en nous l'idée de Grande Europe, le militant et théoricien belge Robert Steuckers livre dans les lignes qui suivent une présentation de la substance de ce courant et de ses composantes catholiques. Pour qui se sait intuitivement de Droite tout en étant farouchement opposé au matérialisme libéral, voici une grille de lecture idéologiquement concrète. Une présentation de grande qualité pour celles et ceux qui sont en quête de renouveler leur corpus idéologique, non sans devoir réadapter certaines notions à la réalité actuelle: l'ennemi d'hier a muté, nous sommes déjà dans l'après.



                                                                    EUROPE !




Révolution Conservatrice, forme catholique et ordo æternus romain :

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dimanche 13 avril 2014

A Dumenica di l'Alivi


    C'est aujourd'hui le Dimanche des Rameaux, second dimanche de la Passion.

    C'est aujourd'hui l'entrée du Seigneur Jesus-Christ dans Jerusalem, au grand désarroi des pharisiens, c'est aujourd'hui que le peuple lui fait l'accueil qui lui est dû, et le reconnait donc comme le souverain de tout ce qui est dans ce monde et dans les cieux. L'arrivée de Jesus à Jerusalem,face à ses ennemis,  c'est le sacrifice de celui qui sait ce qui l'attend mais qui accomplit son devoir, ce pourquoi son père l'a envoyé, réparer nos fautes, ouvrir les portes du paradis, et donner l'amour du père à tous les peuples, toutes les nations, sans exception...




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mardi 25 février 2014

Le retour du Latin et de la Tradition


Ce dimanche 23 février en l'église Saint Erasme d' Aiacciu , l'évêque de Corse Mgr De Germay a assisté à une messe selon le rite de Saint Pie V ( la "messe en latin"), célebrée  par l'abbé Mercury . Cet évènement exceptionnel qui a rassemblé plus d'une centaine de fidèles a été rendu possible par la publication en 2007 par le pape Benoit XVI du motu proprio summorum pontificum ,autorisant l'usage dans les messes diocésaines  de "la forme extraordinaire du rite romain".


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jeudi 23 janvier 2014

Storia Nustrale : a CRUCETTA , une révolte chrétienne des Corses ( 1797/1798 )

Un épisode de l'histoire de la Corse bien souvent occulté, y compris par certains milieux nationalistes : la révolte chrétienne, populaire et anti-républicaine dite de la "crucetta". Le souvenir du sacrifice héroïque de nos ancêtres, tombés pour la défense de la Foi et de la Patrie éclaire nos pas et guide nos combats.

Suite à la révolution française de 1789, la Corse, à l'image de ce qui se passe sur le continent connaît un regain de répression anti-religieuse. On tente d'interdire aux Corses de pratiquer leur religion. Dans les églises, les vases sacrés sont confisqués ainsi que les cloches qui de toutes les manières n'avaient plus le droit de sonner…

 La situation économique est catastrophique. Depuis 1796, le retour des soldats Français s'accompagne de nombreuses exactions des fonctionnaires, d'une mauvaise gestion des deniers publics, de mesures fiscales considérées comme des extorsions arbitraires, d'une multiplication des perquisitions qui tournent aux pillages, et du retour d'un favoritisme dû au clientélisme. Cet ensemble de vexations entraîne en 1797 une révolte. L'abbé Charles Pierre Casalta de Prunelli  prêche pratiquement une croisade !

La première réunion des révoltés se tient le 14 septembre 1797 au col de San Ghjorghju. Un manifeste présente cette " expédition patriotique comme une véritable croisade ou guerre de religion motivée par l'état de péril dans lequel se trouve la Nation, autrefois si chère à nos ancêtres, tant au temporel qu'au spirituel. "



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dimanche 15 décembre 2013

Festa di l'immaculata cuncezzione




Per a festa di a Nazione, l'ottu di dicembre, u nostru muvimentu hà dumandatu a prutezzione di a Santa Vergine Maria, Regina di Corsica è Madre di Diu. Cristiani Corsi hè oramai cunsacratu à l'immaculata cuncezzione. Avemu pregatu da chì a Madonna ci dia a forza di purtà u nostru missaghju, d'andà sempre in l'andati di a verità, cun fede è indiatura. St'attu hè colmu d'una simbulica preziosa à noi, è rammenta dinù chì i revoluziunarii Corsi di ui XVIIIesimu seculu avianu fattu a listessa dimarchja.

I CRISTIANI CORSI

vendredi 6 septembre 2013

Marie, reine de Corse




Immense miroir enchâssé dans ses montagnes braqué sur le large, la Corse renvoie au continent le reflet de ses tourments.
Avec le développement du christianisme, une nouvelle dimension de l'île-miroir va structurer l'âme corse. La face tourmentée de la terre allait refléter l'éclat lumineux du ciel.
Le triangle formé par la Corse avec le centre de la botte italienne s'appuyant sur Rome constitue un ensemble naturel de défense maritime et terrestre.
Le gouvernement de la Corse ne fut délégué par le Saint Siège, son suzerain légitime, qu'à titre provisoire et révocable aux puissances continentales aptes à assumer la défense et le maintien de la paix dans l'île.
La maîtrise de la navigation en Méditerranée occidentale exige l'occupation des ports corses, dont la sécurité dépend du contrôle d'un arrière-pays montagneux, rebelle et morcelé.
En lutte permanente avec leur environnement, les Corses ont du courage et de la fierté à revendre. Nostalgiques d'une loi qui les unissent et d'une autorité souveraine qui ne divise pas pour régner, ils ne peuvent se rassembler que dans l'amour filial de la Vierge Marie, dont le oui a uni le Ciel et la Terre.

France Sampieri est historienne de la Corse qu'elle fait connaître par ses livres, ses articles, chroniques et émissions radio.

24 €
326 pages
paru en mai 2012
ISBN : 978-2-85162-270-9

samedi 27 juillet 2013

Christianisme et Politique par Alexandre Douguine


   Une conférence du géopoliticien russe Alexandre Douguine donnée au centre St Paul de Paris sur le thème d'une politique fondée sur la Tradition chrétienne . Un document d'une grande richesse .


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dimanche 12 mai 2013

Non à la vente du couvent St François des Capanelles !!





 Suite à l'annonce faite par le Secours Catholique de sa volonté de mettre en ventre le couvent "St François" des Capanelles à Bastia, le collectif Cristiani Corsi a tenté d'en savoir plus et contacté le responsable du délégué diocésain pour la  Corse du Secours Catholique, Mr Raimondo. Celui-ci a confirmé la démarche de son association et révélé le prix de vente du couvent,fixé par les domaines,soit 760 000 euros.

Pour Cristiani Corsi 
"Le couvent St François fut légué gracieusement par les Franciscains au Secours Catholique, il est donc leur actuelle propriété, mais comment ne pas voir dans cette vente, une tentative maladroite de spéculation sur un bien  ayant appartenu à l'Eglise de Corse et qui  selon nous devrait  lui revenir.
Parmi les candidats au rachat figureraient l'Armée du Salut, une organisation caritative protestante et deux associations laïques, l'une de "protection de l'enfance" et l'autre à vocation artistique.
Comment accepter qu'un bien appartenant au peuple Corse via son Eglise tombe aux mains d'un organisme protestant étranger ou d'associations qui de toute évidence ne possèdent pas une telle somme, ce qui laisse planer le doute quand aux véritables but de cette transaction ? Et ce même si le Secours Catholique, animé des meilleures intentions refuse de négocier avec des promoteurs privés ?  Dés lors pourquoi ne pas  égalemet s'interroger sur le cas d'une éventuelle proposition émanant d'une fondation religieuse du Quatar ou d'Arabie Saoudite si celle-ci y met le prix?
Selon Mr Raimondo, la décision émanerait de la direction parisienne du Secours Catholique,

Cristiani Corsi, comme une grande majorité de bastiais, considère ce projet de  vente d'un bien religieux comme illégitime. Le couvent St François appartient au peuple Corse,et celui-ci ne laissera pas commettre une telle ignominie.

Cristiani Corsi est prêt à reprendre en charge le couvent, dans le cadre d'une action d'essence catholique et caritativeà destination de nos compatriotes les plus touchés par la crise et assure de sa volonté de remettre en état les dépendances et de réouvrir l'église grace à l'installation d'un nouveau prêtre.
Nous appelons à la mobilisation la plus large possible contre ce projet spéculatif, contraire aux intérêts de notre peuple."